Chrismas Holidays in Detroit, Michigan

Salut les potes,

On ne vous a pas oublié ! On a été juste emporté par un tourbillon de rencontres, de visites, de boulot!! Depuis notre dernier post, en gros presque 3 mois, on a fait le tour de la Pennsylvanie, on est des experts du Lac Erié, longé de Détroit à Buffalo (via Cleveland) et au-delà jusqu’en face de Toronto, on a longé la Delaware jusqu’au New Jersey, on a suivi Lincoln jusqu’à Gettysburg. On a reçu la maman de Patrick (un mois de banane plantin !), le papa d’Emilie (10 jours de restaurant italien, de hot-dogs et de pinar !). On a fêté Halloween sous une pluie froide, Thanksgiving avec une dinde bio et locale, cuisinée à l’américaine (façon New York Time). Alice et Ivo ont quelques petits séjours à l’hôpital -rien de grave, histoire de participer eux aussi à notre découverte des USA (cela fera peut-être l’objet d’un post) !

Les punks à Cleveland

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Maintenant, nous sommes tous les 4 parfaitement fluent in english : Alice l’est tellement que même sa nounou la comprend plus, Ivo hurle dans la rue en anglais : « eh ! mister dog !! » et nous, on débat de la liberté d’expression, du racisme, des mouvements sociaux et de l’anarchisme en anglais et sans interprètes svp !

Un petit point pour les habitués du blog :

  • la voiture roule toujours (c’est avec elle que nous faisons toutes nos aventures – déjà 4000 miles avec elle). Par contre, il y fait de plus en plus froid à l’intérieur. Bientôt, faudra déblayer la glace à l’intérieur (oui, ici -15°C c’est devenu normal. En ce moment à 0°, on ressort les T shirts). Le coffre ne ferme donc toujours pas. On va avoir besoin d’un super BTS Force de vente (Séverine, IUT TC accepté) pour vendre cette épave à la fin de notre escapade… d’autant qu’on compte faire encore quelques miles avec elle !!
  • Les cheveux de Patrick ont repoussé, mais sans retrouver encore une forme normale. Ça va venir.
  • Les Pirates ont toujours pas repris. Les Steelers ont perdu. Les Pingouins, impossible de comprendre ce qu’ils font. D’ailleurs, tout le monde s’en fout !

Nous ne nous sommes donc pas ennuyés, mais nous reprenons le blog pour vous faire de quelque chose d’exceptionnel, d’important, de grand : la découverte du drive-in à Détroit !!!

Et oui, on l’a fait les gars : on a passé les fêtes de Noël, à Détroit, la ville de la bagnole et de la banqueroute, du rock, de la soul, d’Eminem (putain, on a vu 8 mile road. Evidemment c’est super moche !) … ;

C’est la big aventure et il faut y aller doucement. Asseyez-vous, une petite bière, un petit café et du temps.

L’aventure commence avant même d’être partie.

« Alors, vous allez faire quoi pendant les fêtes de Noë ? »

Nous : « On est super content, on va à Détroit »

Eux : « Euh …..euh…. ah bon ….. vous avez de la famille, des amis la-bas …. »

Nous : «  Non, non. On connaît personne. Mais y a plein de trucs à voir. »

Eux : « ah oui. Quoi ? J’y suis jamais allée.. »

S’en suivent des petites variantes :

  • Vous êtes sures, y va faire froid. C’est pas comme ici (c’est sur ici à Pittsburgh, c’est la côte d’Azur  !)
  • Pourquoi pas plutôt Washington ? le mémorial Lincoln ? la White House ?
  • La Floride?

Nous : «  à Détroit, d’abord, y a la maison de Lincoln, d’abord. Y a le musée Ford ensuite, avec plein de choses dedans. Et puis y a un zoo. Et c’est une grande ville. »

Décidément, les gens se sont un peu inquiétés avant de nous voir partir.

Pour nous rassurer quand même, on décide de prendre un bon hôtel. Le gag c’est qu’il ne se trouve pas à Détroit, une ruse de sioux pour pouvoir voir le wanterfront et le skyline à bonne distance. Nous voilà donc loger à Windsor (ville jumelée à Saint-Etienne – si je vous jure !- mais qui ressemble plutôt à un Las Vegas du pauvre !)

Wanterfront: le downtown de Détroit

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On choppe plein d’adresses dans les guides (dans les merveilleuses bibliothèques publiques de Pittsburgh), et glane sur Internet tous les bons plans possibles. Et c’est là qu’Emilie a le coup de génie : elle découvre l’existence d’une journaliste de l’excellentissime Médiapart (http://blogs.mediapart.fr/blog/nastasia-peteuil) qui vit et travaille à Détroit (qui avait fait un petit article sur Pittsburgh et sur notre restaurant palestinien préféré). Sitôt dit sitôt fait, on la contacte, elle nous répond. Elle n’est  pas à Détroit pour les vacances mais nous livre la liste de tous les bons points qu’elle connaît, les chouettes endroits, etc… Nous voilà parés ! Merci Nastasia !

La ville en général

On arrive le long de la rivière de nuit et on est d’abord surpris de voir encore beaucoup de cheminées qui fument. On s’imaginait vraiment arriver dans une ville désertée par toute activité industrielle. Ce n’est pas vraiment le cas … mais cela n’a sûrement rien à voir avec ce que cela a été. On entre dans la ville par d’énormes autoroutes qui se croisent, se superposent et s’entremêlent. Les rues sont gigantesques, pouvant accueillir des milliards de voitures Ford, Chrisler, Chevrolet. Mais là, première hic : pas un chat sur les routes, pas d’embouteillages. Le centre-ville est plein de parking couvert, payant … complètement vide. On peut se garer à tous les coins de rue sans payer. En gros, une ville conçue pour les voitures sans les voitures !

Le downtown est aussi vide en voiture qu’à pied. C’est un centre-ville désert et il le restera quasiment toute la semaine. Quasi seul preuve de vie collective : une bouches d’égouts qui crache de la vapeur comme dans les films !

A peine arrivés, avec notre flair et notre sens pratique légendaire (reconnu de tous, non ?) on cherche le Visitor Center. On est un samedi, dans l’une des plus grandes villes américaines, normal. On a l’adresse exacte. Impossible de trouver les bureaux, jusqu’à ce que l’on lève la tête à 60 m de hauteur et qu’on se rende compte que c’est un énorme building ! On rentre, un type, black, à l’accueil nous regarde bizarrement : « vous cherchez quoi là ?»

Nous : « C’est marqué dans les guides. »

Lui : «  Bah, non, c’est fermé ! «

En fait, ici, ca ne sert à rien d’avoir l’esprit touristique pratique ! On décide de passer en mode d’impro (qui est une autre de nos spécialités mais qui nous réussit mieux). On décide de visiter par nous-mêmes les buildings fabuleux du centre-ville. Rendez-vous compte ces buildings ont été bâti par les fondateurs de l’industrie automobile mondiale, du capitalisme industriel intergalactique !

Mais ceux-là sont vides ! Même réponse à chaque fois :

Eux : « vous bossez là dans la tour ? des visites, mais pourquoi faire ? Y a rien à voir ? »

Nous : « Rien à voir. Mais c’est magnifique, des buildings art déco avec des slogans internationalistes ».

On finit par réussir par rentrer dans un hall décoré à la mode astèque. Là, c’est surréaliste. Y a un magasin hipster qui veut des T-Shirt Detroit à 50 dollars, des mugs kutty à 30 dollars et tout le toutim. On y déguste là un café digne des cafés milanais (le Nain lyonnais peut aller se rhabiller !). Evidemment, y a que nous. Le barman se fait grave chier, mais il est soufflé quand on complimente son café !

En traversant le downtown, on s’aperçoit vite qu’y a plus vraiment que deux trucs qui tournent bien : les casinos et les stades de sport immenses et flambants neufs ! Encore une fois, c’est vraiment étrange de voir cela.

Quand on sort du downtown, l’espace s’allonge et on découvre vraiment le vide urbain, l’impact de la crise qui jusque-là n’apparaissait en fait qu’en creux. Ce sont des maisons abandonnées qui défilent, d’immenses entrepôts, usines désaffectés, des magasins fermés et abandonnés et au milieu des terrains vagues, des friches. Et des blacks qui marchent. Ce paysage urbain dure pendant des miles et des miles. 8 miles road (d’Eminem) marque justement la limite de la ville mais les banlieues ouvrières commencent après. On tombe par hasard sur la première usine Ford, où il bricolait son modèle T. C’est encore un beau bâtiment mais en face y a une pauvre chapelle baptiste, un terrain vague et une énorme usine aux vitres explosées. Or, c’est véritablement là qu’a mué le capitalisme en forme industrielle et consumériste ! L’impression sur le moment est assez vertigineuse !

Au milieu de ces ruines effroyables, de ces personnes errantes, surnagent néanmoins de petits ilots hipsters. Ici, une crêperie française (ça vaut pas une bonne crête bretonne dixit Patrick), là, un bar à cocktail bondé de jeunes cools, plus loin, l’ex-quartier irlandais avec des resto magnifiques où on a jamais réussi à entrer (deux heures d’attente). On devine parfois entre deux étages délabrés dans des vieilles usines, des lofts magnifiques d’architecte berlinois !

En parlant avec l’un de ces jeunes cools, on apprend qu’ils sont en train de revenir en centre-ville, d’ouvrir des petits business. Un wholefood (équivalent de la biocoop) a ouvert, une ligne de tramway va bientôt rejoindre l’avenue principale !

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Musée afro-américain

A part nos errances en bagnole et dans le downtown, nous nous sommes bien occupés en musée, d’ailleurs les enfants n’en pouvaient plus. Nous avons commencé en beauté par le plus grand musée afro-américain des USA. Faut dire qu’à Détroit 80% de la population est noire.

Là, on a une sacrée chance, car nous sommes le deuxième jour de Kwanzaa. Dès l’entrée, on nous invite à une célébration, organisée par le MALCOM Y GRASSROOTS Communitee Center. On a donc droit à l’explication en direct de tout cela. Alice savait déjà tout cela, elle l’avait appris à l’école.

Les fêtes de Kwanzaa ont lieu entre le 26 et le 31 décembre ; c’est une fête communautaire afro-américaine qui date des années 60 et qui vient du mouvement black power. La liturgie est syncrétique (Marine, on parle même de Dieu au féminin). C’est un joyeux fourre-tout de symboles, de libations, de danses, de prêches, de chants. C’est surtout un grand moment de fierté et de politisation de la communauté noire (on dit afro-américaine !). On est arrivé pour le 2ième jour, celui consacré à la « Self-determination » (fiche wiki à consulter rapidement !). On a chanté le poing levé l’hymne de la fierté afro-américaine, on a rendu hommage à tous les martyres de la cause : des premiers esclaves égyptiens, de Marcus Garvey à Rosa Parks. Evidemment, nous étions les seuls blancs et que nous n’étions pas toujours à l’aise … quand ils se lancent contre la suprématie blanche par exemple.

On a enregistré les discours mais impossible de les publier ici. Ceux qui sont intéressés …

Le Musée est gigantesque et reconstitue toute l’histoire de la communauté afro-américaine, en commençant par Lucy en Ethiopie ( !!!!), en passant par les premiers rois du Bénin, et en suivant les chemins de la traite transatlantique pour finir à la lutte des droits civiques et l’élection d’un maire noir à Détroit. Comme toujours aux US, le Musée est très bien présenté, très vivant, avec des reconstitutions réalistes. La salle consacrée à la traite dans les bateaux est complètement flippante, avec le bruit de la mer qui frappe les planches de bois du navire. Surtout, tous ces noirs d’esclaves sculptés, enchaînés dans la soute du navire qu’on nous fait traverser dans la pénombre.

Drive-in

Cette première journée nous fait encore réaliser l’importance du mouvement des droits civiques, du travail accompli pour constituer une communauté politique (qui n’est pas forcément pas atteint) et finalement de la résonnance historique du slogan « Black lives matter ! » que nous avons lu et entendu au moment de Ferguson. C’est une histoire qui continue.

Après cette journée, fallait y aller cool avec les enfants ! On a donc ensuite fait des trucs plus cools, l’aquarium – le plus vieux et le plus moche des USA – mais qui marche encore (un bocal sur deux) spécialiste de repeuplement des rivières. Sans blague, l’industrie a pas mal foutu en l’air la biodiversité – l’eau était rouge à Détroit, à Pittsburgh, c’était à rose ; à Cleveland, ça brûlait tellement y avait de pétrole dedans !). Maintenant, des espèces reviennent ! le musée des bateaux, le jardin botanique.

Et nous avons terminé la journée par une introduction au fordisme : le drive-in ! Là encore, y avait pas foule ! C’est à Dearborne, le fief de Ford et sa famille …. et de la communauté arabe aux USA. Le drive-in a 5 écrans, la boutique de pop-corn au milieu n’a pas changé depuis les années 50. Mais la qualité technique des projections est parfaite : on règle la radio sur la bonne fréquence et on a le même son qu’au cinéma (enfin, c’est surtout grâce à notre super bagnole et ses enceintes GBL !). L’avantage du drive-in, c’est qu’on peut foutre le bordel au cinéma dans sa bagnole, sans emmerder les autres ! C’est aussi un ticket pour deux films : de quoi, faire plein de choses… Nous, on a vu « Ma nuit au musée 2 ». C’est pas mal du tout ! Evidemment, les enfants étaient à fond !!

Musée Ford appelé « The Ford » tout simplement et l’usine

C’est le seul endroit où l’on a vu une foule vraiment compacte, où on a fait la queue. C’est le musée le plus horrible pour tout écologiste digne de ce nom, et pour les parents qui ont des parents en bas âge. Y a pas que des voitures, y a des trains, des voitures, des tracteurs, …….. et une reconstitution de la ville de Détroit en lego.

Le plus fort, c’est de voir en vrai les premiers modèles T, la limousine de Kennedy quand il s’est fait shooté et le bus de Rosa Park ! Là, on s’est bombardé des photos ! C’est le Disney Land de la bagnole et de la culture américaine : on a mangé des hot-dogs dans un diner reconstitué au cœur du musée.

Le bus de Rosa Parks

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La Ford T et un joli avion

Ford T  Avion

L’attraction la plus impressionnante, c’est la visite du cœur de l’usine Ford, le Rouge, du nom de la rivière sur lequel elle est implantée. Là, il y a beaucoup moins de mondes. La visite est organisée par l’entreprise avec les syndicats. On a donc droit à des films commerciaux ventant le génie de Henry Ford, mais aussi sa poigne de vert et sa petite tendance à massacrer des syndicalistes. On nous présente le super nouveau modèle F150, le dernier pick-up à la pointe de l’innovation et du progrès : éclairé 100% LED, un radar 360°, un cache-flingue sous chaque siège (y compris celui des enfants) et un coffre pour ranger 2 mobile-home, son cheval, son chien et sa grand-mère !

On a demandé au guide s’ils faisaient des hybrides, il était déboussolé !

Ils prétendent avoir construit une usine verte : toits végétalisés, pommiers à l’entrée (on a pas goûté le cidre !), on se demande bien quel con d’oiseau pourrait avoir l’idée de nicher dans ce coin-là !

L’usine est magnifique, on surplombe les chaines par un haut. Tout est propre, ordonné. Y a même des gens qui travaillent le dimanche, les jours fériés et les vacances.

« Vous comprenez, ils aiment leur travail ! C’est la qualité », nous dit le guide, un ouvrier retraité, sûrement licencié à 67 ans, avec une pension de misère, qui a dû vendre sa maison à 8 mile road avant de planter sa tente sur le toit végétalisé !

En voyant la taille de ses pick-up, les plus petits de la gamme, on se demande bien qui peut les acheter, pourquoi faire. On commence à comprendre aux US : y a des avantages fiscaux, le prix de l’essence est ridicule (en ce moment, on paie le plein à 15$), mais à l’étranger, à part les ranchers mexicains, on voit pas. On rigole aussi un peu quand ils nous parlent d’innovation, et qu’ils ne prévoient pas la fin des énergies fossiles !

Pendant tout le séjour, nous avons traversé chaque jour la frontière USA – Canada, 5$ de péage, 5$ d’interrogatoire à chaque fois ! Les canadiens étaient souvent vexés qu’on ne reste pas plus à Windsor pour boire du sirop d’érable et surtout dépenser de l’argent dans leur casino à eux. On a tout de même bien profité de l’hôtel : piscine, spa et petit déjeuner sympathique ! Le jour de l’anniversaire d’Alice, on a découvert le zoo de Détroit par – 15°, espérant voir l’ours polair et les pingouins, enfin dans leur milieu quasi naturel. On a finalement vu que les renards des neiges et les phoques s’amusant comme des petits fous dans l’eau. On a patiné au cœur du centre-ville (même Ivo) et on a bien rigolé !

Le pont Ambassadeur entre Windsor – Canada et Détroit – US

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C’est pas Pittsburgh … mais Détroit, c’est quand même bien sympa ! Faut y aller !!

Lundi, on va faire le Martin Luther King à Philadelphia, grande marche en centre-ville contre les violences policières, pour la hausse du salaire minimum et des budgets scolaires ! On continue !

Promis (enfin on essaie !), on raconte et on vous plante pas pendant 6 mois !!

Des grosses bises, vous nous manquez quand même tous !!

Les Pirates!

 

PS. Il y a à Détroit un île, centre de loisirs qui s’appelle Belle-Ile. Évidemment, Pat là avait un peu tendance à gongler les pec

Belle Ile Aquarium

PS PS Nous ne sommes pas des experts en photo (en fait Emilie surtout – Pat n’en prend jamais – quelque fois des arbres …) Désolée!

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2 commentaires

  1. Nastasia Peteuil · janvier 20, 2015

    Merci pour la mention spéciale 🙂 Contente que vous ayez apprécié Détroit! Je pense qu’il y a avait plus de festivités avant Noël mais bon, n’hésitez pas à revenir! (Pour la Saint Patrick ça vaut le coup). Bon vent à la bande de Pirates!

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